RockOzArènes

RockOzArènes
Mardi prochain je vais à Avenches pour le premier soir d'une longue série de concerts du festival RockOzArènes...

C'est Zucchero qui fera son show ce soir-là et dévoilera toute sa poésie de sa voix de sucre brut. Bon d'accord, Zucchero c'est pas le même genre de rocker que Freddie Mercury de Queen, mais c'est simplement parce que c'est pas comparable. D'ailleurs, au programme de RockOzArènes, il y a entre autres Amel Bent. Alors si la musique de cette demoiselle c'est du rock, Sinik fait du yoddle.

Le premier album du Sucre date de 1983 (j'étais même pas née tiens!), c'est dire si c'est un dinosaure du rock ce petit Italien. Et en concert, il assure GRAVE. Tranquille, il dit tout dans ses chansons : bonjour, au revoir, merci, eh marcel et mon sandwich? C'est la Zucchero attitude...



Il Volo

Ho camminato per le strade
col sole dei tuoi occhi
ci vuole un attimo per dirsi addio..... spara
Che bella quiete sulle cime
mi freddi il cuore e l'anima
ci vuole un attimo per dirsi addio.....
Per questo troppo amore, per noi
e questo bel dolore
Ti prego no, ti prego lo sai!
Sogno, qualcosa di buono
che mi illumini il mondo
buono come te...
Che ho bisogno, di qualcosa di vero
che illumini il cielo
proprio come te!!!
Ho visto il sole nei tuoi occhi
calare nella sera
ci vuole un attimo per dirsi addio..... spara
Che bella quiete sulle rive
mi freddi il cuore e l'anima
ci vuole un attimo per dirsi..... addio!
Ma dove andranno i giorni e noi
le fughe e poi i ritorni
Ti prego no, ti prego lo sai!
Sogno, qualcosa di buono...
Siamo caduti in volo
Mio sole
siamo caduti in volo!
Siamo caduti in volo
Mio cielo
siamo caduti in volo!
Baby don't cry, baby don't cry
Baby don't cry, baby don't cry, baby don't cry
Per questo amore Immenso, per noi
e il gran dolore che sento
ti prego no, ti prego lo sai!
Sogno, qualcosa di buono...
Sogno, qualcosa di buono...

Pour l'écouter, il suffit de cliquer ici

# Postato lunedì 04 agosto 2008 05:11

Comment Walt Disney a tué le conte

Comment Walt Disney a tué le conte
Aujourd'hui j'ai décidé de mettre les choses au clair avec Walter Elias Disney, plus connu sous le diminutif de Walt Disney. Notre enfance à tous a été bercée au rythme des dessins animés de ce grand Monsieur, qui sortaient en général une fois par année pour les fêtes de Noël. C'était LE moment préféré des petits et grands qui sortaient des salles obscures les yeux pleins d'étoiles, rêvant de devenir un jour prince ou princesse et de rencontrer des animaux qui parlent ou des génies enfermés dans une lampe.
Eh ben ce cher Walt Disney, il nous a bien eus ! Quoi ? Non ? Siiii ! La majorité de ses films sont inspirés de contes pour enfants. Ok, ça vous le saviez déjà. Tant mieux. Mais ce que vous ne savez pas, c'est que Monsieur Disney nous a trompé sur la marchandise. En réalité, les histoires qu'il nous raconte dans ses dessins animés aux idées rose bonbon, ce ne sont pas celles qu'on trouve à l'origine dans les contes. Il a beau nous mettre un grand livre de contes qui s'ouvre au début du dessin animé, en fait c'est tout du pipeau. Vous ne me croyez pas ? Vous voulez des exemples ? Très bien, allons-y !

Cendrillon

On connaît tous la version Walt Disney de Cendrillon : Marraine la Fée transforme une citrouille pourrie, des petites souris et une souillon aigrie en un carrosse Ferrari, des valets polis et une princesse qui sourit, ce qui donne un happy end où tout le monde finit très heureux. On est très loin du conte original, écrit par l'allemand Charles Deulin (traduit par les frères Grimm)... Il y a une foule de choses qui changent, mais je me contenterai de vous nommer les plus flagrants :

- Chez Disney, Cendrillon reçoit lors de sa transformation de magnifiques talons aiguille en verre. Wouah ! Comme ça fait « princesse » ! Sauf qu'en réalité, il s'agit de souliers de « vair », soit une sorte d'écureuil au pelage gris. C'est nettement moins glamour. Les chaussures de Cendrillon sont faites en fourrure de rongeur, au secours, appelez la SPA !
- Chez Disney, lorsque les méchantes belles-s½urs essaient la chaussure perdue par Cendrillon, elles ne peuvent pas l'enfiler parce qu'elles ont de trop grands panards. Chez Deulin, c'est nettement moins joli : les belles-s½urs se mutilent les orteils pour pouvoir mettre les chaussures. Un bon petit coup de rasoir dans le talon et le tour est joué.
- A la fin, lors du mariage de Cendrillon avec son prince, les belles-s½urs se font crever les yeux par des pigeons copains de Cendrillon qui les rendent aveugles. Pour une fois que les méchants sont punis comme il se doit, on ne va pas râler : les méchantes belles-s½urs sont aveugles et estropiées, tout est bien qui finit bien.

La petite sirène

C'est l'histoire d'Arielle-la-petite-sirène-transformée-en-humaine-mais-qui-doit-
rester-muette et de son pote Sébastien le crabe, qui tentent désespérément de séduire le beau prince Eric pour éviter de perdre bêtement le pari qu'ils ont fait avec la sorcière des Mers, Ursula. Voilà le résumé de ce qui se passe chez Disney. Inutile de vous dire que ça finit bien.

Chez notre ami Hans Christian Andersen c'est moins gai. Déjà, la petite sirène se fait couper la langue pour qu'elle évite de parler, au moins c'est radical. Ca change un peu de l'image allégorique de Disney où la voix d'Arielle est joliment aspirée dans un coquillage. Mais c'est la fin qui surprend le plus : le connard de prince pour qui elle a tout donné tombe amoureux d'une autre femme et laisse tomber la petite sirène comme une vieille chaussette. C'est très moderne comme conte en fait, la petite sirène est juste une femme d'aujourd'hui... Elle meurt le lendemain des noces et devient un esprit de l'air qui erre durant 300 ans en espérant « gagner » une âme immortelle. Snuf...

Le bossu de Notre-Dame

Là, on n'est plus dans le domaine des contes, la source est un roman de Victor Hugo : Notre-Dame de Paris. Chez Disney, l'histoire d'amour compliquée à la « Top Models » est maintenue (Frollo, Phoebus et Quasimodo aiment Esméralda, qui elle, aime Phoebus), même si la fiancée de Phoebus qu'on trouvait chez Hugo a été supprimée (encore une histoire d'adultère pas jolie-jolie). On se rappelle qu'à la fin, lorsque tout finit bien, Quasimodo (qui finit tout seul comme un con avec pour uniques amies des gargouilles gâteuses) est quand même très heureux pour ses amis Phoebus et Esméralda qui peuvent s'aimer à tout jamais et avoir plein de petits enfants très mignons. Bref ça dégouline de bonheur.

Chez Monsieur Hugo, ça dégouline aussi, mais pas vraiment de bonheur... Tout d'abord, Phoebus est poignardé par Frollo, le méchant jaloux. Esméralda est accusée de meurtre et finit pendue devant Notre-Dame. Quasimodo pousse son maître depuis le haut de la tour le jour de l'exécution avant de se laisser mourir sur le cadavre d'Esméralda, beurk... Tout le monde meurt, personne n'est heureux et c'est aussi bien comme ça.

Pinocchio

Finissons avec Pinocchio. Chez Walt Disney on voit dès le départ que ce petit pantin est un gentil petit bonhomme et s'il fait quelques petites erreurs de parcours c'est juste parce que ses fréquentations douteuses exercent une mauvaise influence sur son cerveau de bois qui n'a encore rien vu de la vie.

Chez Carlo Collodi, le véritable créateur de Pinocchio, il n'en va pas de même. Alors que Gepetto n'a même pas encore commencé à façonner le morceau de bois qui deviendra la future marionnette, le Pinocchio c'est déjà un sale gosse. Et des bêtises il en fait des tonnes ! Il se fout le feu aux pieds, renie son père, fugue de chez lui, se fait mettre en prison plusieurs fois, refuse d'apprendre quoi que ce soit, est constamment guidé par le rythme que lui impose son estomac et n'obéit que si on lui fait du chantage. Il échappe aussi à mille dangers : il est à deux doigts de mourir pendu, il échappe à des brigands, il se fait transformer en âne, il risque de finir en omelette avec des poissons et se fait avaler par un cachalot. Avec tout ça, il mériterait une bonne punition, mais il finit par devenir un « vrai petit garçon », même si on n'est pas vraiment sûr qu'il l'ait mérité.

Voilà. Convaincus ?

Il y a encore tant d'autres exemples ! En vrac :

- Le roi Lion est en fait une adaptation de « Hamlet » la tragédie de William Shakespeare... ça calme, hein ?
- Pocahontas et John Smith ont réellement existés, mais on ne sait rien sur leur prétendue histoire d'amour. Pocahontas a en fait épousé un riche cultivateur de tabac anglais, qui l'a emmenée en Angleterre où elle est morte d'une pneumonie. Voir le film « Le Nouveau Monde » (avec Collin Farell) qui est très réaliste à ce propos.
- Mowgli du « Livre de la jungle » de Kipling est élevé par des loups et pas par une panthère et un ours qui font ami-ami.
- Etc... etc...

Bon. Ne jetons pas la pierre à ce pauvre Walt, j'ai déjà été bien assez méchante. Voyons un peu le côté positif de ses adaptations. On peut dire qu'il a remis au goût du jour des contes un peu vieillots parfois à la limite du gore et les a rendu accessibles aux enfants du XXème siècle.

Si Disney était encore en vie, je suis persuadée qu'il adapterait la vie de Britney Spears en un dessin animé de Bisounours où sa dépendance à l'alcool et à la drogue, ses crises de boulimie chroniques, son irresponsabilité envers ses enfants et sa tendance à la paranoïa seraient en fait les effets d'un mauvais sort lancé par une affreuse sorcière de la jungle hollywoodienne (c'est Paris Hilton qui jouerait le rôle). A la fin, Britney serait délivré du maléfice par un doux baiser de son mari Kevin Federline, qui n'avait en fait jamais cessé de l'aimer malgré ses virées dans les clubs de strip-tease... Comme c'est beau l'amuuuuuuuuur !

LMD

# Postato giovedì 31 luglio 2008 09:18

Modificato giovedì 31 luglio 2008 09:44

Demain, c'est le 1er août...

Demain, c'est le 1er août...












"Quand on sait ce qu'on sait, quand on voit ce qu'on voit, on a raison de penser ce qu'on pense"

(Proverbe suisse)

# Postato giovedì 31 luglio 2008 04:35

Modificato giovedì 31 luglio 2008 04:46

What a wonderful world...

Tous les matins pour me réveiller, j'écoute cette sympathique radio neuchâteloise nommée RTN. Tous les matins, entre les accords mélodieux des chansons et la douce voix des animateurs, mes oreilles subissent malgré elles un supplice dont elles se passeraient volontiers : l'écoutage de cette charmante rubrique que l'on nomme l'OPINIOPHONE.

Il y a de tout sur l'opiniophone. Vraiment de TOUT.

Il y a les vieux qui se plaignent des automobilistes qui roulent trop vite, des jeunes qui ne savent plus vivre et des mille-feuilles de la Migros qui devraient avoir plus de crème.

Il y a les jeunes qui se plaignent du prix de l'essence qui monte, des vieux qui ne marchent pas assez vite sur les passages piétons et des mille-feuilles de la Migros qui sont de plus en plus chers.

Il y a les écolos qui se plaignent de la pollution, de l'assassinat sauvage de l'ours JJ3 et des mille-feuilles de la Migros dont la crème est faite avec du lait sud-américain et pas suisse.

Il y a les révoltés contre la société qui se plaignent de la politique, des frasques de Valérie Garbani et des mille-feuilles de la Migros qui sont trop sucrés.

Il y a aussi les chômeurs qui se plaignent du manque de boulot, du ras-le-bol général et des mille-feuilles de la Migros qu'ils ne peuvent pas se payer.

Et il y a Gertrude, une pauvre vieille grabataire, qui appelle tous les jours pour raconter sa vie à son ami l'opiniophone, mais ça vous ne le savez pas parce que ça ne passe pas à l'antenne. Eh oui! Il y a un type derrière tout ça, qui trie chaque jour les "coups de gueule", les jérémiades sans fin pour stopper la production de cure-dents en plastique. Un pauvre type en fin de compte, parce qu'il faut avoir les nerfs solides pour faire un boulot pareil, je lui tire mon chapeau!

Alors moi j'ai trouvé une solution à tout ça. Je pourrais vous dire que la vie est belle, qu'il faut en profiter parce qu'on n'en a qu'une et qu'il y a des milliers de gens dans le monde qui meurent chaque jour parce qu'ils n'ont pas le dixième de qualité de vie que celle que nous avons. Mais je ne le ferai pas. Ma solution à moi est la suivante :

Laissez tomber les mille-feuilles de la Migros.

A bon entendeur salut.

LMD
What a wonderful world...

# Postato mercoledì 30 luglio 2008 05:24

Modificato mercoledì 30 luglio 2008 06:26

Holidays

Comme la période estivale le veut, tout le monde est en vacances ces temps-ci. Enfin, quand je dis tout le monde, je veux surtout dire les autres, parce qu'en ce qui me concerne, les vacances ne sont pas d'actualité pour le moment. Du coup, ma petite vengeance personnelle, c'est de critiquer les vacanciers, pour me sentir moins conne, enfermée comme je le suis, à essayer d'oublier que la piscine est ouverte et qu'il fait beau. Grrr... avec tout le noir que je broie, c'est bizarre que le ciel soit toujours bleu.

Évidemment, c'est un peu réducteur de penser que tous les vacanciers se ressemblent. Loin de là! Si chaque personne est différente, cela signifie que chaque vacancier est différent. Bien, bien, on frôle le génie là, je le sens! Bon, pour éviter de me répandre dans des banalités, voici une petite analyse personnelle des différents types de vacanciers existants, d'après la grande expérience que j'ai en la matière :

1. Le citadin stressé

Le citadin stressé, comme son nom l'indique est une personne habitant en ville, qui est constamment sous pression. En vacances, rien ne change : à côté des affaires de plage, il a emporté dans ses valises son téléphone portable, son ordi portable, son blackberry et quelques dossiers importants à étudier, on-ne-sait-jamais-au-cas-où. Le citadin stressé (ou la citadine stressée, on n'est pas sexiste ici) communique son mal-être psychosomatique à tous ses proches, si bien que le mot "vacances" prend une toute autre signification pour eux : ballotés entre les coups de fil et les mails urgents du citadin stressé, ils sont privés de plage, de visites, de shopping, mais surtout de plaisir. Pour cette raison, en général après une seule expérience de vacances "en famille", le citadin stressé se retrouve seul pour partir en vacances et peut se livrer comme il lui plaît à son petit exercice de je-suis-over-méga-booké-en-vacances-parce-que-je-suis-indispensable. Pour lui, à la mer ou à la montagne, c'est toujours métro-boulot-dodo.

Pourcentage de repos : 8%
Pourcentage de bronzage : 10%
Pourcentage de supportabilité : 5%
Pourcentage de satisfaction : 100%

2. L'intello intéressé

L'intello intéressé ne choisit pas ses vacances par rapport à la mention "All Inclusive" de l'hôtel, ni en fonction du calibrage des grains de sable de la plage. Non, il les choisit en fonction de "ce qu'il y a à voir et à faire". Dès son arrivée, ses vacances deviennent un véritable marathon culturel où l'objectif de la journée est de TOUT VOIR! Son kit de voyage se résume à son appareil photo hyper perfectionné et à un guide de plus de 1000 pages sur les merveilles architecturales, musicales et culturelles de la région qu'il visite. Il quitte son hôtel aux aurores pour être prêt dès l'ouverture des musées, afin d'avoir tout le temps qu'il lui faut pour analyser en détail tout ce qu'il voit. A midi, il se sustente en moins d'une demi-heure d'un sandwich sur le pouce au bord d'une fontaine avant de reprendre sa course effrénée. Il ne rentre à son hôtel que tard dans la nuit, après s'être adouci les oreilles d'une douce mélodie de musique classique (aussi étrange que cela peut paraître, il n'y a pas que les clubbers qui peuvent se permettre de se coucher aux petites heures). Contrairement au citadin stressé, il arrive assez souvent que l'intello intéressé soit accompagné : il semblerait que la culture ça soit vraiment quelque chose d'intéressant et de pas si chiant que ça.

Pourcentage de repos : 15%
Pourcentage de bronzage : 1%
Pourcentage de supportabilité : 40%
Pourcentage de satisfaction : 100%

3. Le baba-cool imbibé

Le baba-cool imbibé appartient à cette catégorie de post-soixante-huitards qui ponctuent toutes leurs fins de phrases par une réplique du style : cool, zen, tranquille. En vacances, il est plus relax que relax. Carpe diem, Inch'Allah, Advienne que pourra, Peace and Love ou encore Hakuna Matata sont sa devise. Son expression faciale - déjà quelque peu réduite, à cause des séquelles laissées par la fumette - devient pratiquement inexistante lorsque celui-ci se rend au bar de la plage pour s'enfiler 1 ou 2, 3 ou 4, 5 ou 6, enfin bref, pour s'enfiler quelques verres de ce nectar sulfureux qu'on appelle "cocktail" : il esquisse alors un large sourire qui reste fixé jusqu'au prochain verre. Ah oui, notre baba ne part jamais en vacances ailleurs qu'à la plage. Pourquoi? Parce que son style short trop grand, T-Shirt trop large, barbe de marin, clope au bec et air ahuri le font passer pour un milliardaire à la Mike Horn, en vacances incognito.

Pourcentage de repos : 100%
Pourcentage de bronzage : 70%
Pourcentage de supportabilité : 30%
Pourcentage de plaisir : 100%

4. La midinette branchée

Oui, la midinette branchée est une catégorie uniquement féminine. La midinette branchée est 100% fashion et 100% cute (ou « kawaii » pour certaines). Seule ou accompagnée, elle fait des ravages sur la plage. Pour elle aussi, impensable de partir en vacances ailleurs qu'à la plage : son objectif est d'exposer sa plastique de rêve aux plus d'yeux possibles (dans les yeux on a dit!). Elle n'arrive à la plage que tard le matin, après avoir passé plus de deux heures à se préparer consciencieusement : maquillage waterproof méticuleux, choix cornélien du maillot de bain, fixage mathématique du paréo, coiffure savante des cheveux qui leur donne un aspect "coiffé-décoiffé". La midinette branchée privilégie les chaises longues en bord de piscine aux plages sablonneuses en bord de mer (trop de sable). Son activité favorite est l'art minutieux du bronzage, où la difficulté consiste à éviter comme la peste le coup de soleil, tout en s'assurant un bronzage homogène et parfait. Lorsqu'elle se décide à se mettre à l'eau (sortez les appareils photo), la midinette branchée fait à elle seule autant de bruit qu'un banc de dauphins en détresse lorsqu'elle se met à rire ou lorsqu'elle aperçoit quelque-chose-de-bizarre-au-fond-de-l'eau. Lorsqu'elle vieillit, la midinette branchée devient une mégère croûtée.

Pourcentage de repos : 70%
Pourcentage de bronzage : 100%
Pourcentage de supportabilité : 20%
Pourcentage de plaisir : 100%

5. Le couple de retraités motivés

Comme son nom l'indique, le couple de retraités se déplace uniquement à deux. Cela fait quarante ans qu'ils partent en vacances ensemble et ils passent leur temps à tout comparer, du genre : "En Grèce, on avait des lits plus souples, mais en Espagne le buffet était plus garni, tandis qu'en Finlande y'avait moins de soleil..." Ils sont allés partout, ils ont tout vu, ils ont tout fait. Dès le premier jour ils connaissent par coeur l'heure des repas et des activités proposées par l'hôtel, ils appellent par leur prénom les organisateurs et tutoient le directeur avec qui ils boivent l'apéro tous les après-midi. Ils ont un point commun avec tout le monde. Ils sont inscrits à tous les tournois et concours : fléchettes, aqua-gym, course-avec-oeuf-dans-une-cuillère-qu'on-tient-dans-la-bouche, T-Shirt mouillé... Le jour où ils partent, tout l'hôtel organise une fête d'adieu et certains disent, une petite larme à l'oeil : "Ca va faire un vide, hein?"

Pourcentage de repos : 40%
Pourcentage de bronzage : 60%
Pourcentage de supportabilité : 80%
Pourcentage de plaisir : 100%

6. Le coincé désespéré

Le coincé désespéré part toujours en vacances seul, car il est tout de même conscient que partir avec sa maman nuirait encore plus à son intégration sociale, déjà peu développée. Son challenge est de se faire au moins un ami et surtout de le garder. Il passe les 2 premiers jours de ses vacances à observer le fonctionnement d'un monde qui lui semble étranger, afin de paraître le plus "normal" possible. Lorsqu'il passe à l'action, il se heurte souvent à des refus massifs parce que son air paumé et son look de boy-scout lui donne davantage l'air d'un psychopathe pédophile que d'un ami potentiel. Il voyage de table en table lors des repas, dans l'espoir de s'incruster tel un chewing-gum collant sur une basket toute neuve. Il erre de chaise longue en chaise longue, tentant désespérément de nouer le dialogue avec un être vivant autre qu'un chat de gouttière. Chaque fois qu'une opportunité se présente, il dégaine sa carte de visite avec son adresse perso, ses 3 adresses e-mail, ses numéros de téléphone portable, privé et professionnel, le tout en prononçant d'un sourire niais la phrase culte que tout le monde redoute : « Comme ça on pourra rester en contact et se revoir. Tu me files ton adresse ? ». Il ne peut rien arriver de mieux à un coincé désespéré que de rencontrer un autre coincé désespéré pour nouer une amitié durable et complètement pathétique.

Pourcentage de repos : 35%
Pourcentage de bronzage : 55%
Pourcentage de supportabilité : 0%
Pourcentage de plaisir : 100%

Si vous ne faites partie d'aucune de ces 6 catégories, Dont worry, be happy, vous êtes un vacancier plus ou moins « normal » qui essaie tant bien que mal d'échapper aux citadins stressés, aux intellos intéressés, aux babas-cool imbibés, aux midinettes branchées, aux couples de retraités motivés et aux coincés désespérés qui rôdent dans leur lieu de vacances.

Bonne chance à tous !

LMD
Holidays

# Postato lunedì 28 luglio 2008 07:29

Modificato mercoledì 30 luglio 2008 07:29