AU FITNESS, IL Y A ... des filles et des garçons. Non, sans rire? Ben oui, il faut déjà établir une première division, parce que nous verrons qu'on ne peut pas mettre tout le monde dans le même panier.
Du côté des garçons, on a :
[L'ado coincé] ou en tout cas une personne de genre masculin ayant le physique d'un ado de 14 ans : pas d'abdos, pas de pectoraux et pas de biscotos, bref le vide intersidéral en matière musculaire. C'est pour ça qu'il vient au fitness, on le comprend. Ce qu'on ne comprend pas en revanche, c'est pourquoi il s'obstine à faire du vélo (engin réservé aux filles, comme nous le verrons plus loin) alors que ses jambes sont les seuls membres de son corps qui n'ont pas besoin d'être entrainés. Ben oui, des jambes, ça reste des jambes.
--> comble de la honte : il pédale à l'envers.
[Le macho dragueur]. Il se croit la réincarnation d'Arnold Schwarzenegger dans "Conan la Barbare", sauf que la réalité est moins flatteuse. On le voit dans la salle de fitness une fois tous les 36 du mois, mais à chaque fois qu'il vient il joue les habitués, du genre "Salut! Tu vas bien [petit clin d'oeil]?" Il fait plus de tours de salle pour discuter avec la gente féminine présente que d'exercices physiques. En revanche, lorsqu'il décide enfin d'utiliser un engin, il met le paquet : il affuble l'engin de 50 kg de chaque côté et à chaque effort qu'il fait, tout le fitness peut entendre un cri très viril, rempli de testostérone qui met l'emphase sur la peine qu'il endure. Même Venus Williams en plein match fait moins de bruit que lui.
--> comble de la honte : au bout de dix fois, il lâche bruyamment les poids de l'engin et s'en va prendre sa douche.
[Le silencieux transpirant]. Il ne dit pas un mot, mais il laisse une empreinte olfactive indélébile qui se répand dans tous les coins de la salle. Dès lors, il devient difficile pour les autres usagers de faire des abdos correctement en évitant de respirer par le nez tant la puanteur est insupportable. Bon d'accord, le principe du fitness, c'est qu'on est là pour transpirer. Mais franchement, y'en a qui transpirent "mieux" que d'autres. L'impression que donne le silencieux transpirant aux autres est qu'il ne s'est pas douché depuis 48 heures en tout cas et que le fitness est pour lui l'occasion de le faire une bonne fois pour toute la semaine... ou pas.
--> comble de la honte : il met des habits de sport en nylon, matière qui ferait même transpirer Köbi Kuhn.
Du côté des filles, on a :
[La parano des cuisses]. Elle est au fitness uniquement pour travailler la partie inférieure de son corps. Elle passe donc la totalité de son temps fitness sur un vélo à pédaler comme une dégénérée. Elle passe éventuellement à l'appareil pour entraîner les fesses si elle est de bonne humeur. Mais on comprend vite que sa tactique de n'entraîner que les cuisses lui permet en fait de lire tranquillement son journal, assise. N.d.r.l. la majorité des filles fréquentant les fitness (plus de 70% selon les sondages) sont des paranos des cuisses.
--> comble de la honte : elle pédale en rythme avec la musique qui passe.
[La féministe compétitive]. Son but? Concurrencer tous les sportifs mâles sur tous les fronts. Elle délaisse les vélos et s'attaque aux rameurs et autres faiseurs de biceps. Elle observe impatiemment les performances de ses compères masculins, avant de se ruer sur l'engin qu'ils ont délaissé, pour obtenir la grande satisfaction personnelle d'ajouter 5kg de plus et de faire 5 exercices de plus.
--> comble de la honte : elle a les bras de Madonna.
[La conseillère sportive]. Elle a 40 balais, ne vient au fitness qu'après les fêtes de fin d'année pour éliminer les toxines accumulées, mais elle se croit experte en matière d'entraînement sportif. C'est pourquoi, au lieu d'entraîner ses propres abdos un peu mous, elle prodigue des conseils à tout le monde : "Serre bien les fesses, monte plus haut pour les abdos, voilààààà c'est bien!" Personne ne la connaît, ni ne sait d'où elle vient, mais toujours est-il que sa présence n'est tolérée que par un minimum d'usagers (moins de 5% selon les sondages). Habillée façon fitness des années 80, quand elle se met à l'oeuvre, elle opte pour un remake des déhanchés CULtes du clip Call on me d'Eric Prydz, la maîtrise des exerices en moins.
--> comble de la honte : c'est une adepte du proverbe "Fais ce que je dis pas ce que je fais" et CA AGACE A MORT!

