Ces derniers jours, j'ai fait une constatation étonnante : nous ne sommes que des êtres humains en fin de compte.
Bien sûr, je n'ai jamais cru qu'on était des super-héros, mais quand même. Je constate qu'en fait un rien nous déstabilise. Et surtout, un rien nous irrite, nous fâche, nous met hors de nous. Je ne parle que de moi peut-être. Bon, je vais tout de suite vous expliquer où je veux en venir... Vous ne vous êtes jamais sentis très très très, mais alors très à deux doigts de péter les plombs parce que :
- Quelqu'un qui est juste devant vous ne vous tient pas la porte et vous la recevez en pleine figure?
- Des gosses dans le train écoutent de la musique lobotomisante à fond sur leur téléphone portable alors que vous souhaiteriez juste décompresser?
- Le voisin regarde la télé tellement fort que ça vous empêche de dormir?
- La personne qui est devant vous se déplace en mode "escargot" et à chaque fois que vous voulez la dépasser, elle se positionne de façon à ce que le dépassement soit impossible?
- Un casse-pieds que vous ne connaissez pas vous raconte le déroulement détaillé de sa soirée de réveillon sans que vous puissiez en placer une?
--- ça énerve hein? ---
Comme toujours, la liste est longue, vous pouvez la complétez si ça vous tente. Mais que faire dans ces cas-là? Non, ne craigniez rien, je ne vous dirai pas de ne pas vous énerver, parce qu'en fin de compte, péter une durite est bien normal dans des situations pareilles. Je l'ai dit : nous ne sommes que des êtres humains après tout.
En fait, ma petite conclusion est la suivante : la liberté individuelle de chacun s'arrête là où commence celle des autres. Kesako? Cela veut dire que si l'on est irrité par certains casses-pied, on peut tout aussi bien devenir LE casse-pied de quelqu'un d'autre même sans s'en rendre compte. Je me rends compte que mon article avance un concept pas très nouveau en fait : le respect ça s'appelle :)
LMD